Pourquoi des bases DevOps solides sont essentielles à la réussite de DevSecOps
27 novembre 2024
0 minutes de lectureAvec l’essor de DevOps, les organisations mettent du code en production plus rapidement que jamais. Cependant, le rythme soutenu de DevOps a amené de nombreux développeurs à considérer la sécurité comme un frein ou une réflexion de dernière minute. Les équipes de sécurité doivent donc adopter une nouvelle approche pour suivre le rythme.
Voici DevSecOps, le prolongement naturel de DevOps. Pour décrire DevSecOps, la formule la plus évidente et presque éculée consiste à parler de « décalage vers la gauche », afin d’intégrer les tests de sécurité dès les premières étapes du cycle de vie, lors de la conception et de la livraison des logiciels. Mais ce serait comme dire que DevOps se résume à l’automatisation. Le véritable objectif de DevOps est de livrer des logiciels plus rapidement et plus fréquemment, tout en améliorant l’expérience des développeurs et en réduisant les risques d’épuisement professionnel. De même, DevSecOps ne consiste pas seulement à déplacer les outils vers la gauche : il doit soutenir les objectifs de livraison logicielle et réduire l’épuisement lié à la lassitude face à la sécurité.
C’est pourquoi, pour réduire les risques et livrer des logiciels plus rapidement grâce à DevSecOps, il faut s’appuyer sur des bases DevOps solides. En comprenant le rôle de DevOps et des équipes de développement dans la livraison de logiciels sécurisés, et en leur fournissant les bons outils automatisés, les entreprises peuvent renforcer la maturité de leurs programmes de sécurité applicative.
Le rôle de DevOps dans DevSecOps
À l’image du modèle collaboratif de DevOps, la mise en place d’un cadre DevSecOps efficace commence par une responsabilité partagée en matière de sécurité applicative entre les développeurs, les équipes opérationnelles, les équipes DevOps/de plateforme et les professionnels de la sécurité. Toutefois, les équipes DevOps sont particulièrement bien placées pour appliquer la sécurité dans toute son ampleur et sa profondeur, car elles participent étroitement aux processus de développement et d’exploitation. Elles comprennent la nécessité de simplifier les processus et d’offrir une expérience de qualité aux équipes logicielles, connaissent les outils utilisés et leurs points d’intégration, et savent comment les logiciels sont finalement déployés en production. Tous ces éléments sont également essentiels à la mise en œuvre de DevSecOps. Le développement de portails et de plateformes pour les développeurs, souvent piloté par ces équipes de plateforme, offre un autre point d’intégration potentiel pour les outils de sécurité.
Une pratique DevSecOps mature doit également prendre en compte toutes les composantes de l’architecture d’une application, y compris l’infrastructure et la sécurité des pipelines. Les équipes DevOps modernes sont de plus en plus responsables de la sécurisation de certaines parties des applications, à mesure que la conteneurisation et l’infrastructure as code (IaC) gagnent du terrain pour le déploiement et la gestion des logiciels. C’est pourquoi les équipes DevOps doivent donner la priorité à l’intégration de la sécurité à leurs workflows de gestion de l’infrastructure existants dans le cadre d’un nouveau dispositif DevSecOps.
La sécurité dans le cycle de développement logiciel
En plus des équipes DevOps, il est important de donner aux développeurs les moyens d’assumer de nombreuses tâches de sécurité de façon autonome, sans dépendre de l’équipe de sécurité, tout au long du cycle de développement logiciel (SDLC). Cela permet d’instaurer un cycle de développement logiciel sécurisé (SSDLC), où la sécurité est intégrée à chaque étape du processus de livraison.
Avec l’accélération du rythme de l’innovation et la fréquence accrue des mises en production, il ne suffit plus de reporter la sécurité à la fin du cycle de développement. La sécurité doit donc faire partie des responsabilités des développeurs afin de détecter les vulnérabilités rapidement et d’éviter les goulots d’étranglement. Il faut également réfléchir à la manière de présenter les problèmes et les conseils de correction aux développeurs. Idéalement :
Les développeurs doivent pouvoir continuer à utiliser les mêmes outils que ceux qu’ils utilisent au quotidien.
Les problèmes à corriger doivent expliquer clairement pourquoi leur attention est nécessaire.
Les mesures correctives doivent être facilement accessibles (c’est-à-dire automatisées et réalisables en un clic).
Intégrer DevSecOps aux pipelines de livraison
La plupart des organisations DevOps modernes ont déjà mis en place une forme d’intégration et de déploiement continus (CI/CD). Ce pipeline automatisé peut servir de base à DevSecOps et alléger la charge liée à la sécurité pour les équipes DevOps comme pour les équipes de développement.
L’automatisation de la sécurité peut commencer par son intégration dès l’écriture et la validation du code par les développeurs. Les processus d’intégration continue comprennent généralement des compilations et des tests automatisés après chaque validation de code. On peut également y intégrer des tests statiques de sécurité des applications (SAST) afin de détecter d’éventuels problèmes de sécurité dans le code source. La plupart des solutions SAST analysent le code et le comparent aux bonnes pratiques de sécurité applicative et aux bases de données de vulnérabilités, pour fournir rapidement des retours aux développeurs. Cela comprend les tests IaC, une forme spécialisée de tests SAST, ainsi que la détection des secrets, qui s’applique au code, mais aussi aux configurations IaC et aux pipelines.
L’analyse de la composition logicielle (SCA), qui comprend l’analyse des conteneurs, peut également être automatisée à cette étape afin de vérifier que les dépendances open source ne présentent aucune vulnérabilité. C’est d’autant plus important que les équipes de développement adoptent davantage de composants tiers et open source. Selon certaines estimations, jusqu’à 90 % d’une application moderne serait constituée de code open source. Ces nouvelles chaînes d’approvisionnement logicielles élargissent considérablement la surface d’attaque potentielle d’une application et nécessitent des mesures de sécurité supplémentaires. Au-delà des tests, qui restent par nature plutôt réactifs, un programme DevSecOps mature doit aussi guider les développeurs vers des choix sûrs dès le départ. Cela suppose une coopération entre les équipes pour comprendre l’architecture logicielle et les exigences de sécurité, ainsi que des formations pour que les équipes maîtrisent les principes de sécurité dès la conception.
DevSecOps en production
Un principe important de DevOps veut que les équipes logicielles restent impliquées après la mise en production du code ; DevSecOps doit prolonger ce principe. Tester le code et l’ensemble de la pile applicative avant la livraison est essentiel, mais cela ne permet pas d’éviter tous les problèmes. Des vulnérabilités zero-day apparaîtront ; les architectures applicatives évoluent, ce qui peut ouvrir de nouveaux vecteurs d’attaque.
De nombreux outils de sécurité cloud et d’exécution permettent de cartographier efficacement les vecteurs de menace et de surveiller les attaques. Toutes ces informations peuvent sembler écrasantes pour un développeur, mais elles sont indispensables pour déterminer quels problèmes nécessitent une attention immédiate. Pour réduire les risques liés aux applications en cours d’exécution, un programme DevSecOps mature doit faire le lien entre la sécurité applicative et la sécurité cloud/d’exécution.
Poser les bases de DevSecOps avec Snyk
Le « décalage vers la gauche » et l’intégration de la sécurité aux processus DevOps sont des éléments fondamentaux de DevSecOps. Mais les principaux objectifs de DevOps — des mises en production rapides et fréquentes, et moins d’épuisement professionnel chez les développeurs — sont tout aussi essentiels à prendre en compte dans une démarche DevSecOps. En choisissant des outils de sécurité adaptés, faciles à intégrer aux workflows de développement et DevOps existants, vous pouvez faciliter leur adoption et déployer la sécurité à l’échelle de toute l’organisation.
Snyk est une plateforme de sécurité pensée d’abord pour les développeurs, qui vous aide à intégrer les pratiques DevSecOps à chaque étape du SDLC. Snyk AppRisk fait le lien entre la sécurité applicative et la sécurité cloud, et offre une vue globale des risques pour aider les développeurs à comprendre ce qui doit être corrigé. Snyk Code et Snyk Open Source accompagnent les développeurs dans leurs IDE, dépôts, demandes de pull/merge et bien plus encore, tout au long du CI/CD, tandis que Snyk Container et Snyk Infrastructure as Code apportent la sécurité aux équipes de plateforme.
Planifiez une démonstration dès aujourd’hui pour découvrir comment Snyk peut vous aider à poser les bases de DevSecOps.
Comblez le fossé entre la sécurité et le développement
Découvrez les six piliers de la réussite du DevSecOps et comment les mettre en œuvre dans votre organisation.



