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Rapport Snyk

État de la sécurité des applications cloud-native

Comment l’adoption du cloud-native transforme la manière dont les organisations se défendent contre les menaces de sécurité.

Illustration d’une flèche orientée à la hausse, d’un indicateur d’analyse, d’icônes de nuage et d’un cadenas de sécurité sur une grille de pourcentages

À mesure que l’adoption du cloud natif progresse, la sécurité doit être intégrée par défaut

Diagramme en anneau indiquant l’importance de la sécurité dans une stratégie cloud native : très importante, 83 % ; assez importante, 16 % ; pas importante, 1 %.

99 % des entreprises ont reconnu l’importance de la sécurité dans leur stratégie cloud native

À l’ère du cloud native, la réussite d’une organisation se mesure à sa capacité à livrer de nouvelles versions logicielles plus rapidement et plus efficacement, comme le confirment les résultats de notre enquête. La possibilité de déployer plus rapidement du code en production et de gérer plus facilement les applications a été la principale raison du passage à une infrastructure conteneurisée. Cependant, à mesure que les entreprises adoptent les technologies cloud native dans le cadre de leur transformation numérique, la sécurité apparaît comme un facteur clé pour créer des plateformes performantes. Si seulement 36 % des personnes interrogées ont indiqué que la sécurité était l’une des principales raisons du passage de leurs applications de production aux conteneurs, 99 % ont reconnu qu’elle était un élément important de leur stratégie cloud native. De plus, plus de 80 % ont déclaré que la sécurité était très importante à leurs yeux.

Diagramme à barres présentant les environnements de production utilisant des conteneurs, des technologies serverless et l’IaC, répartis selon la taille des organisations.

Plus de 78 % des charges de travail en production sont déployées dans des conteneurs ou en mode serverless

Au total, plus de 78 % des charges de travail en production sont déployées dans des conteneurs ou sous forme d’applications serverless. Les conteneurs restent le principal mécanisme de déploiement des applications cloud native, avec près de 60 % des charges de travail en production déployées dans des conteneurs. Les technologies serverless sont désormais largement adoptées dans les entreprises de toutes tailles et représentent plus d’un cinquième (en moyenne) de l’ensemble des charges de travail en production. L’utilisation des technologies cloud native est importante dans les entreprises de toutes tailles, signe que leur adoption se généralise. Plus de 50 % des charges de travail des répondants étant également déployées à l’aide d’une forme ou d’une autre d’Infrastructure as Code, l’utilisation d’infrastructures pilotées par logiciel a progressé parallèlement à l’essor des conteneurs et du serverless. L’utilisation de ces technologies fondamentales est l’un des principaux indicateurs de la transformation cloud native en général. C’est pourquoi nous nous appuyons sur ces mesures tout au long de ce rapport pour évaluer le niveau d’adoption au sein des organisations.

Graphique à barres comparant les déploiements d’applications manuels et automatisés selon la taille des entreprises, l’automatisation partielle étant la plus courante.

Si 95 % des répondants utilisent l’automatisation, seuls 33 % automatisent entièrement leur pipeline de déploiement

L’automatisation du déploiement est l’un des principes clés des pratiques cloud native et contribue à accélérer le développement. Notre enquête a révélé que plus de 95 % des répondants avaient recours à un certain niveau d’automatisation, et que près d’un tiers disposaient d’un pipeline de déploiement entièrement automatisé. En comparant les quartiles supérieur et inférieur de l’utilisation de cloud native en production (niveaux d’adoption élevés et faibles), on constate que les organisations ayant largement adopté le cloud native ont plus de deux fois plus de chances de disposer d’un processus de déploiement entièrement automatisé que celles qui l’ont peu adopté.

« Les erreurs de configuration et les vulnérabilités connues étant les principales préoccupations et causes d’incidents, nous devons repenser la façon dont les équipes de développement hiérarchisent les tâches de sécurité. Lorsqu’un développeur est responsable de la sécurisation de l’ensemble d’une application cloud native, il est souvent plus important qu’il s’attaque à ces problèmes d’hygiène de sécurité plutôt qu’aux vulnérabilités du code personnalisé de l’application, sur lesquelles se concentrent la plupart des programmes de sécurité. »

SnykSnyk

Guy Podjarny

Founder, Snyk

Plus de la moitié des répondants ont été victimes d’un incident lié à une mauvaise configuration ou à une vulnérabilité connue

Les erreurs de configuration et les vulnérabilités connues non corrigées sont à l’origine du plus grand nombre d’incidents de sécurité dans les environnements cloud-native

Contrairement aux principales préoccupations des organisations, nous les avons également interrogées sur les incidents survenus en production. De loin, les deux types d’incidents les plus fréquents étaient les erreurs de configuration et les vulnérabilités connues non corrigées, à hauteur de 45 % et 38 % respectivement. Plus de 56 % des organisations ont connu un incident lié à une erreur de configuration ou à une vulnérabilité connue non corrigée touchant leurs applications cloud-native.

Les fuites de données causées par des acteurs internes étaient plus de deux fois plus fréquentes dans les organisations ayant largement adopté le cloud-native. Cela confirme que l’adoption des principes du zéro trust devient de plus en plus importante dans les environnements cloud entièrement automatisés.

Diagramme en anneau montrant que les préoccupations en matière de sécurité ont augmenté pour 58 % des répondants, sont restées les mêmes pour 20 %, ont diminué pour 15 % et sont inconnues pour 7 %.

Près de 60 % des organisations sont plus préoccupées par la sécurité depuis leur adoption du cloud native

L’adoption des technologies cloud native modifiera à coup sûr le niveau de sécurité global de vos applications. Si les principes fondamentaux de la sécurité restent les mêmes, les bonnes pratiques continuent de se définir dans tout nouvel écosystème, suscitant de nouvelles inquiétudes tandis que les équipes évoluent en terrain inconnu. Notre enquête montre que les organisations sont près de 4 fois plus susceptibles d’être davantage préoccupées par leur niveau de sécurité depuis leur adoption du cloud native que de l’être moins.

Les erreurs de configuration sont la principale préoccupation lors de la migration vers le cloud natif

Les plateformes cloud natives qui s’appuient sur des outils automatisés utilisent des identifiants tels que des secrets et des jetons d’API pour fonctionner, ce qui nécessite une approche plus décentralisée de la gestion des accès. La gestion efficace de ces types d’artefacts est une différence majeure par rapport à l’ère pré-cloud, plus centralisée, et une préoccupation importante pour les équipes opérationnelles qui transforment leur infrastructure. Notre enquête a révélé que les erreurs de configuration constituent le principal sujet de préoccupation croissante : plus de la moitié des répondants ont déclaré qu’elles représentaient un problème plus important depuis leur passage à une plateforme cloud native. Même si les fuites de secrets et de données ne figurent pas en bonne place dans les données sur les incidents réels, elles suscitent de fortes inquiétudes, en particulier chez les utilisateurs les plus avancés des technologies cloud natives.

« Il est temps de redoubler de vigilance à mesure que nous adoptons les technologies cloud natives. Il n’est pas surprenant que le cloud nous permette d’accélérer notre activité, mais il facilite aussi les erreurs. Nous avons plus que jamais besoin d’outils et de formations, et ce rapport le souligne. »

DatadogDatadog

Andrew Krug

Security Evangelist, Datadog

Les pipelines hautement automatisés ont deux fois plus de chances d’intégrer des tests de sécurité tout au long du cycle de développement

Graphique à barres comparant les déploiements d’applications manuels et automatisés selon différentes tailles : CN élevé, CN faible, petites, moyennes et grandes entreprises.

L’automatisation des déploiements ouvre la voie à des contrôles de sécurité évolutifs

La mise en place de pipelines de déploiement entièrement automatisés peut être complexe. Mais une fois l’automatisation et les processus en place, ils créent un cercle vertueux en offrant de multiples points d’intégration qui facilitent l’automatisation. C’est un facteur clé pour permettre les tests de sécurité. Les entreprises dont les déploiements étaient fortement automatisés avaient plus de deux fois plus de chances d’effectuer des tests de sécurité à chaque étape du cycle de développement logiciel que celles qui n’avaient aucun processus automatisé. Les entreprises de toutes tailles privilégiaient clairement les tests dans l’intégration continue (CI) et le plus tôt possible, mais les grandes entreprises étaient davantage susceptibles d’effectuer également des tests lors des étapes ultérieures du déploiement et en production. Même si les tests dans les environnements de développement locaux, comme les IDE, relèvent des développeurs, les organisations les plus automatisées étaient près de deux fois plus susceptibles de voir leurs équipes de développement adopter la sécurité dès les premières étapes de leurs workflows.

Diagramme en barres indiquant la fréquence des tests de sécurité, avec une comparaison entre les groupes Toutes tailles, CN élevé, CN faible, petites entreprises, moyennes entreprises et grandes entreprises.

Le déploiement continu favorise les tests continus

Lorsque les outils de sécurité sont intégrés à l’ensemble du cycle de développement logiciel, les possibilités de réaliser des tests de sécurité plus réguliers s’élargissent considérablement. Près de 70 % des personnes interrogées dont le niveau d’automatisation du déploiement était élevé pouvaient tester leur sécurité quotidiennement, voire plus souvent. C’est 17 fois plus que parmi celles qui n’avaient aucune automatisation du déploiement. Parmi ces dernières, 60 % ne testaient leur sécurité qu’une fois par mois ou moins souvent, soit 3 fois plus que parmi les personnes bénéficiant d’une automatisation complète du déploiement.

Graphique en barres intitulé « Délai de correction des vulnérabilités critiques », comparant les délais de résolution pour six catégories de gravité des problèmes de sécurité.

Plus de 72 % des équipes entièrement automatisées détectent et corrigent les vulnérabilités critiques en moins d’une semaine

Des tests plus rapides permettent de corriger plus vite. Plus de 72 % des répondants dont le niveau d’automatisation était élevé affichaient un délai moyen de correction des vulnérabilités inférieur à une semaine, et 36 % d’entre eux corrigeaient les vulnérabilités en un jour ou moins en moyenne. Les équipes entièrement automatisées étaient plus de 4 fois plus susceptibles de corriger les problèmes de sécurité en un jour et plus de 2 fois plus susceptibles de le faire en une semaine. Les tests automatisés sont également essentiels pour gagner en visibilité : impossible de corriger ce qu’on ne voit pas. Les réponses de 28 % des organisations dont le niveau d’automatisation était faible le confirment : elles ne savaient pas combien de temps leur prenait la correction des problèmes.

« Adopter l’automatisation à grande échelle ne permet pas seulement de livrer des applications et des infrastructures plus rapidement et plus fiablement ; cela vous permet aussi de commencer à corriger les problèmes de sécurité critiques dès leur détection. De plus, l’automatisation sert d’API entre les équipes et rend possibles des tests de sécurité généralisés tout au long du cycle de vie de la livraison logicielle. »

Nigel Kersten

Field CTO, Puppet

L’automatisation renforce la sécurité dès le début du cycle de développement

Diagramme en anneau posant la question « Avez-vous adopté des tests de conformité aux politiques ? » avec les réponses Oui à 23 % et Non à 77 %.

Les entreprises qui automatisent ont deux fois plus de chances de mettre en place des tests de sécurité

Adopter une approche large et approfondie des pratiques de sécurité tout au long du cycle de vie du développement logiciel est essentiel à la réussite d’un programme de sécurité des applications cloud native. Notre enquête montre que les entreprises qui ont davantage automatisé leurs processus cloud native adoptent plus largement les techniques de tests de sécurité. Elles privilégient davantage les tests de sécurité des applications statiques (SAST), l’analyse des vulnérabilités dans les dépendances des applications avec l’analyse de la composition logicielle (SCA), les tests des images de conteneurs et l’analyse de l’infrastructure as code, autant de techniques qui s’intègrent parfaitement dans une démarche d’automatisation. Les organisations disposant de pipelines de déploiement entièrement automatisés ont deux fois plus de chances d’intégrer des outils SAST et SCA à leur cycle de vie du développement logiciel (SDLC), et près de trois fois plus de chances d’ajouter des tests de sécurité des applications dynamiques (DAST), même si, dans l’ensemble, les tests dynamiques sont moins répandus que les tests statiques. Les tests de conformité aux politiques restent un domaine émergent : seuls 23 % des répondants les ont adoptés.

Les grandes entreprises sont plus susceptibles d’adopter des pratiques de sécurité, mais les petites structures, dont les équipes sécurité sont moins établies, suivent le rythme

Les grandes entreprises disposent bien sûr plus souvent des ressources nécessaires pour constituer des équipes de sécurité dédiées. Il n’est donc pas surprenant qu’elles soient en mesure d’adopter des pratiques formelles de sécurité des applications cloud natives. Dans les petites structures, la fonction sécurité peut relever entièrement d’une autre équipe, comme l’équipe d’ingénierie. Pourtant, notre enquête montre qu’elles parviennent elles aussi à suivre le rythme, notamment en matière de tests statiques : plus de la moitié des petites structures ont adopté le SAST, le SCA et l’analyse des images de conteneurs.

« L’automatisation est souvent présentée comme un moyen d’accélérer les livraisons. Pourtant, elle permet aussi d’améliorer leur qualité en fournissant des retours plus rapides. Les équipes de sécurité peuvent ainsi diffuser leurs conseils et leurs connaissances à plus grande échelle. En rendant ces retours exploitables et accessibles en libre-service, les développeurs gagnent en autonomie et peuvent prendre en main la qualité de leur code. »

SnykSnyk

Patrick Debois

Director of Market Strategy, Snyk

La sécurité ne concerne pas uniquement l’équipe de sécurité

Diagramme en anneau demandant qui est principalement responsable de la sécurité des environnements et des applications cloud-native ; au centre, le libellé « Développeurs ».

Les développeurs ajoutent la sécurité à leurs nombreuses casquettes

L’adoption du concept de DevSecOps s’est accélérée avec celle des technologies cloud native, tandis que la sécurité intervient plus tôt dans le cycle de développement logiciel. Les développeurs jouent désormais un rôle essentiel pour garantir la sécurité des applications et de l’infrastructure cloud native, car ils contribuent de plus en plus au développement des applications, au code d’infrastructure et aux technologies de déploiement des charges de travail. Dans ce contexte, notre enquête a révélé des résultats intéressants sur la perception des responsabilités en matière de sécurité. Moins de 10 % des personnes interrogées travaillant dans la sécurité estimaient que les développeurs étaient responsables de la sécurité de leur environnement et de leurs applications cloud native, contre plus de 36 % des développeurs qui déclaraient en être responsables.

Traditionnellement, dans les organisations davantage cloisonnées, la responsabilité de la sécurité incombait clairement à l’équipe de sécurité. Les personnes interrogées travaillant dans la sécurité sont près de trois fois plus susceptibles d’attribuer cette responsabilité à l’équipe de sécurité informatique que celles travaillant dans des équipes de développement. Ces indicateurs suggèrent que les équipes de développement assument cette responsabilité plus rapidement que les équipes de sécurité ne sont prêtes à la leur déléguer. Les équipes de sécurité s’adaptent encore à la redéfinition des responsabilités qu’entraîne la transition vers le cloud native, tandis que les équipes de développement prennent de plus en plus conscience de leur rôle grandissant dans la sécurité des applications cloud native.

Graphique en anneau demandant si le passage aux technologies cloud-native a accru ou réduit les préoccupations liées à l’exposition aux risques de sécurité ; la plupart des répondants ont indiqué qu’elles avaient augmenté.

Les développeurs comme les équipes de sécurité comprennent l’importance de la sécurité des applications cloud-native

Les résultats de l’enquête sur les préoccupations liées à l’exposition aux risques ont confirmé la prise de conscience croissante des enjeux de sécurité au sein des équipes de développement. Les développeurs comme les professionnels de la sécurité ont indiqué que le passage aux technologies cloud-native avait accru leurs préoccupations en matière de sécurité. Les développeurs étaient tout aussi investis que les équipes de sécurité dans l’obtention de bons résultats en matière de sécurité — une bonne nouvelle pour l’adoption des principes DevSecOps, qui reposent sur des objectifs de sécurité partagés dans toute l’organisation.

Vidéo

Découvrez comment le responsable de la sécurité des produits chez Twilio a renforcé ses capacités grâce à une approche de la sécurité centrée sur les développeurs et au DevSecOps dans un environnement cloud natif.